
Cher lecteur qui t'apprête à lire, un conseil si tu veux passer une bonne nuit passe à la nouvelle suivante. En revanche, si tu es très courageux ou très imprudent tu peux passer à l'article suivant.

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Une jolie petite maison pas loin de son lieu de travail et située dans un quartier calme et paisible,

Une belle vie de famille, une femme aimante, Jeanne, et une petite fille sage, Odile,

un boulot tranquille, où il travaille pour son meilleur ami, Max Deflouze,

bref, Raoul Demanche a toujours eu une vie parfaite, jusqu'à ce jour maudit, ce vendredi 13 octobre 2008.

*** BIP ! BIP ! BIP ! ****

-Grr, étends-toi, saleté de réveil !

- Bonjour mon chéri, bien dormi ?
- Oui, très bien. Et toi, mon ange ?
-Aussi, merci mon amour.

-Papa, papa ! Chuis prête ! Tu m'amène à l'école !
-Mais voyons pupuce, ce n'est que 7h30, nous ne partirons qu'à 8h15.

-Venez déjeuner, j'ai préparé de la pâte à crêpe hier soir.
-Miam ! Des crêpes ! Tu es géniale maman !

-Chéri ! Arrête de t'empiffrer et mange calmement ! Quel exemple pour la petite !
-Désolé mon trésors, mais elles sont si bonnes que j'ai du mal à ralentir.

-On y va papa ? Dis ? On y va ?
-Mais oui, Odile, mais pourquoi es-tu si pressée aujourd'hui ?
-La maîtresse a dit qu'on va planter un arbre génial et logique.
-Tu veux dire faire votre arbre généalogique ? C'est vrai que c'est très bien ma Didile.

-Passes une bonne journée Odilou.
-Toi aussi maman.

-YIAH ! ! !
-Quel feu-follet.

-Monsieur, excusez-moi, auriez-vous l'amabilité de donner l'aumône à une pauvre vieille dame comme moi ? J'ai un problème d'argent avec mon banquier, les huissiers me menacent et...
-Non, désolé.

-Je vous préviens, vous pourriez le regretter.
-Je n'ai pas de temps à perdre avec vos histoires farfelues.

-Quel toupet elle a, cette bonne femme.

-Raoul, ton projet est en retard. Tu vas rester ici ce soir deux heures de plus pour le finir, et n'oublie pas de vérouiller la porte en partant.
-Oui, Max.

-Grr, heureusement que je n'en ai que pour une demi-heure avec ce fichu dossier.

-Max ne m'en voudra sûrement pas si je pars avec une heure et demi d'avance au lieu de finir mes heures supplémentaires vu que j'ai rattrappé mon retard.

-Odile, c'est moi ! Où est maman ?
-Elle est fatiguée alors elle fait dodo avec mon autre papa.

-Quoi !

En poussant la porte de la chambre, Raoul eut un choc:
-JEANNE ! MAX ?!?!
-Raoul ?
-Raoul, il faut que je t'avoue quelque chose. Odile n'est pas ta fille, mais celle de Max.
-Quoi ?!?!
Max Deflouze afficha un sourire sournois:
-Tu ne pensais tout de même pas que quelqu'un d'aussi laid pouvait donner la vie à une enfant aussi belle ?

-Au fait, tu es renvoyé mon cher ami.
-Ordure !

Jeanne dit en giflant son mari:
-Et ce n'est même pas la peine d'essayer de me voler la garde d'Odile, puisque cette enfant ne t'appartient pas.

-Pourquoi as-tu fais ça ?
-Je t'ai épousé uniquement parce que tu avais les meilleurs résultats de la fac et que tu semblais promis à une carrière prestigieuse. Je ne t'ai jamais aimé Raoul, ton visage est hideux. Heureusement qu'en Max j'ai trouvé mieux financièrement et physiquement. Maintenant sors d'ici !

-Maintenant file ! Je demande le divorce !

Sur le pas de la porte, Raoul fondit en larme. Rêvait-il ? Son histoire était techniquement impossible, comment sa femme aurait-elle pu le tromper pendant plus de ces 7 années où Odile les avait rejoind ? Comment Max qui croyait être son ami avait-il pu lui faire ça ?

-Jeanne, maintenant que nous sommes débarassés de ce fardeau veux-tu m'épouser ?

-Oh oui, marions-nous le mois prochain juste après que la procèdure de divorce soit règlée !

Un mois plus tard, Raoul était divorcé, sans argent, sans emploi et sans domicile.
-J'ai faim, j'ai froid, donnez-moi l'aumône s'il-vous-plaît.

-Pas un centime, que vais-je faire ?

-Par pitié, aidez-moi !
-Désolé monsieur mais j'ai du travail je n'ai pas le temps d'écouter vos gérémiades.

-En plus j'ai des puces.

-Monsieur, aidez-moi par pitié.
-Ouf ! Vous puez !
-Je suis SDF, chômeur et on m'a volé ma femme.
-Allez vous laver, cherchez un autre emploi, relogez-vous à la fin du mois et vous aurez une chance de retrouver une autre femme moins bête.

-C'est vrai qu'avoir une odeur pareille il n'a aucune chance de plaire aux femmes.

-Bon, j'ai pitié de vous.
-Moi aussi, prenez ce billet de 5 $ mon brave, faites-en bon usage.
-Merci messieurs, je vous suis très reconnaissant.

Une semaine plus tard, Raoul eut toujours du mal à trouver de la nourriture:

Il commençait à se laisser mourrir d'épuisement et de faim:

Des hallucinations le guettaient.

Une fois, Jeanne passa par hasard devant lui:
-Raoul ? C'est un clochard ? Bah, tant mieux, qu'il reste dans sa situation c'est bien fait ! Après toutes les années où j'ai dûe faire sembler d'aimer ce poux pour m'approprier ses biens et son argent !

Le soir même, ce qui devait arriver arriva, il perdit connaissance.

Une passante, qui le vit étendu là appela les secours, mais il était trop tard, le mendiant était en train de mourrir.

La mort lui apparut et lui murmura:
-Misérable mortel, sache qu'il faut toujours aider les nécéssiteux, ce que tu n'as pas fait de ton vivant. Te souviens-tu de cette vieille femme ? Il s'agissait d'une magicienne puissante, en lui refusant ton aide elle a refusé de t'aider dans ta vie.

-Ironie du sort non, en sachant que tu es devenu nécéssiteux à ton tour. Adieu.

Raoul Demanche mourrut à 35 ans.

Quelques minutes plus tard...

-Raoul Demanche, êtes-vous là ?
-Qui êtes-vous ?
-La malheureuse à qui vous avez refusé l'aumône.

-Comment avez-vous fait ça ? Je suis vivant ?
-En partie...

-Je suis un monstre !
-Désolée, mais je n'ai pas pu vous racheter entièrement à la mort, je vous avez bien dit que j'étais fauchée !
-Pourquoi avez-vous fait ça ? Et qui êtes-vous réellement ?
-Je suis une femme maudite et ceux qui refusent de m'aider sont maudits à leur tour. Ecoutez-moi bien, vous devez tuer tout ceux qui vous ont porté préjudice et vous ne concerverez de cette malédiction que votre apparence actuelle.
-Tuer ? Mais c'est...
-Assez discuté, vous ne serez pas responsable juridiquement. Maintenant je vais endormir votre esprit et vais vous contrôler.
-Jamais !
La sorcière pointa son doigt en sa direction et l'ensorcella.
-Trop tard. Bon, en sachant que j'ai vu toutes vos mésenventures depuis le jour où nous nous sommes croisés je vais entamer la phase de vengeance à commencer par l'ex-femme et l'ex "meilleur ami".

Le monstre sortit et trouva, juste devant la porte de la vieille dame le couple qui avait détruit sa vie:
-Tuer !
Surpris à la vue de cette créature qui lui sauta dessus sans scrupule, Max Deflouze cria à l'attention de sa compagne:
-Cours Jeanne ! Je le retiens !

La jeune femme ne se fit pas prier, a vrai dire, elle n'était pas mécontente de se débarasser de cet homme dont seul l'héritage l'intéressait, tout comme son précèdent époux, bien qu'elle ne pouvait nier qu'il l'attirait physiquement et qu'elle avait un soupçon de pitié pour Odile qui perdrait ses deux pères sociaux si Max ne s'en sortait pas vivant. Un autre sentiment se fit ressentir à cette idée: la peur. Et si cette créature étrange qui ressemblait étroitement à son premier époux s'en prenait à elle ? Jeanne s'éloigna, prenant une avance de 300 mètre et observa la scène de loin:

Le zombie n'eu pas à lutter longtemps, il était en supériorité physique face à son adversaire qu'il éventra sans pitié ni remord.

La créature maléfique se tourna ensuite vers la veuve en marmonant:
-Tuer Jeanne...

Abasourdie par l'horrible scène à laquelle elle venait d'assister, celle-ci prit ses jambes à son cou. Certe, son poid était ridicule comparé à celui de la créature, mais cela pouvait l'avantager d'un côté, car elle était bien plus rapide que le monstre. Elle courut chez elle en ayant pour objectif d'emporter le maximum de bagages possible et de prendre avec sa fille le premier avion qui décollerait à l'aéroport local.

Le zombie poursuivit sa victime une minute ou deux, puis lâcha l'affaire. Comment ses cuisses de plomb pourraient-elles lui permettre de rattraper les jambes de gazelle de son ex-femme ? Il pris la direction de la rue où il avait vécu le dernier mois de sa vie pour se rendre plus rapidement a son ex-domicile que s'il avait emprunté le même itinéraire que Jeanne.

En chemin, il croisa le petit livreur de journaux qui lui avait refusé l'aumône. N'ayant ni le temps ni le désir de le faire autant souffrir que sa première victime, il ne fit que lui jeter un sort.

Le jeune homme mourut foudroyé instantannément.

Il allait continuer son chemin lorsqu'il apperçut un des deux hommes qui avait prit pitié de lui. Son envie de tuer s'estompa temporairement.

Il abandonna le cadavra de sa nouvelle victime et se précipita vers le vieillard. Appeuré, par l'apparence horrible du monstre celui-ci balbutia:
-Ne... Ne me faites pas de mal.

Le zombie lui dit:
-Rassurez-vous, comme vous m'avez accordé l'aumône non seulement je vous épargne, mais en plus je vous rajeuni de 40 ans.

-Monsieur, je ne saurez vous exprimer ma gratitude.
-Vous l'avez déjà fait à travers la pièce que vous m'avez donné. En plus de cela j'accepte de vous accorder le voeu qui vous est le plus cher.

-C'est trop d'honneur que vous me faites.
-Mais non, allez-y demandez-moi tout ce que vous voulez.
-Eh bien, je suis fou amoureux d'une femme nommée Christina Hsu, j'ai toujours eu du mal à lui parler, et maintenant que j'ai rajeuni mes chances sont ruinées.

-Ce n'est pas un problème, je la rajeuni et exauce votre souhait.
Une jeune femme apparut, le monstre avait tenu parole.

-Encore merci.
-Profitez bien de votre seconde jeunesse.
-Je n'y manquerais pas !

-Christina, nous avons perdu assez de temps comme ça, veux-tu m'épouser ?
-Oui !
La créature hiddeuse allait passer son chemin lorsqu'il aperçut l'autre homme qui lui avait permis de se nourrir pour une journée.

Il réalisa également son souhait le plus cher qui était d'arriver au sommet de sa carrière professionnelle.

Et pour finir, mit fin à sa monotome vie de célibataire:

Ensuite, la bête se remit en route.
Jeanne arriva rapidement à son domicile, mais la malheureuse oublia de fermer sa porte à clef.

Elle fut talonnée par le zombie.

Lorsque la jeune femme se rendit compte de son erreur, il était trop tard, le monstre avait déjà franchit la porte. Affolée, elle attrapa sa fille par le bras et courut s'enfermer dans sa chambre avec elle.

La créature frappa sur la porte de la chambre qui menaçait de cèder aux coups de poing d'une seconde à l'autre. La mère serra tendrement son enfant dans ses bras, la petite sanglota:
-Bouhou ! Maman ! Je veux pas être morte moi ! Et je veux pas que toi, tu sois morte.
-Courage ma chérie, le petites filles sages deviennent des anges.

Mais malheureusement, ce qui devait arriver arriva, la porte fut arrachée de ses gonds par le cadavre animé. La jeune femme s'interposa entre le monstre et sa fille, dont l'intensité des cris et des pleurs avait redoublé, afin de la protèger.
-N'approchez pas !

La créature laissa échapper un rire cruel et fit exactement le contraire de ce que son ex-femme lui ordonna et saisit la malheureuse par la gorge est se mit à reserrer son poing.

Sa force surhumaine finit par arracher les veines de sa victime, la tuant sur le coup.

-MAMAN ! MAMAN ! hurla la petite fille.
Les cris de l'enfant finirent par attirer l'attention de la brute.

Enfin sa vengeance serait accomplie, il allait maintenant tuer ce fruit d'adultère, l'enfant de ceux qui étaient passé en moins d'une minute du statut de proches à celui d'ennemis mortels. Terrifiée à la vue du meurtre de sa mère sous ses yeux, la petite fille regarda fixement l'auteur de cette agression.

-Papa ? balbutia-t-elle, en regardant le cadavre avec insistance.

Le regard de celui-ci se tourna vers les yeux pleins de larme de l'enfant. Il prit alors conscience de son innocence. Bien sûr, elle n'y était pour rien et n'avait pas choisit ses parents.
-Odile...
Ce simple mot brisa le sortilège, il était de nouveau libre de ses pensées, la petite fille avait brûlé le contact entre Raoul et la sorcière d'un simple regard.

Raoul se tourna vers le cadavre de Jeanne.
-Mon dieu, qu'ai-je fais.
Il prit Odile dans ses bras et essaya de la rassurer.
-Je te demande pardon ma Didile. Viens, partons, partons loin. Tu es l'héritière de tes parents. Nous vivrons cachés jusqu'à ta majorité, je prendrais soin de toi jusqu'à ce que tu sois assez grande pour aller vivre ta vie.
Il ne pu retenir une larme.
*** Et une fois que tu seras sûre de vivre à l'aise, je n'aurais plus qu'à en finir avec ma demi-vie. ***, pensa-t-il.

La prochaine fois que vous croiserez un mendiant ou une vieille dame dans la rue qui vous demande l'aumône donnez-lui une pièce sans discuter, car si vous faites comme Raoul Demanche ou le jeune livreur de journaux vous pourriez le regretter...
FIN