Jeanne arriva rapidement à son domicile, mais la malheureuse oublia de fermer sa porte à clef.

Elle fut talonnée par le zombie.

Lorsque la jeune femme se rendit compte de son erreur, il était trop tard, le monstre avait déjà franchit la porte. Affolée, elle attrapa sa fille par le bras et courut s'enfermer dans sa chambre avec elle.

La créature frappa sur la porte de la chambre qui menaçait de cèder aux coups de poing d'une seconde à l'autre. La mère serra tendrement son enfant dans ses bras, la petite sanglota:
-Bouhou ! Maman ! Je veux pas être morte moi ! Et je veux pas que toi, tu sois morte.
-Courage ma chérie, le petites filles sages deviennent des anges.

Mais malheureusement, ce qui devait arriver arriva, la porte fut arrachée de ses gonds par le cadavre animé. La jeune femme s'interposa entre le monstre et sa fille, dont l'intensité des cris et des pleurs avait redoublé, afin de la protèger.
-N'approchez pas !

La créature laissa échapper un rire cruel et fit exactement le contraire de ce que son ex-femme lui ordonna et saisit la malheureuse par la gorge est se mit à reserrer son poing.

Sa force surhumaine finit par arracher les veines de sa victime, la tuant sur le coup.

-MAMAN ! MAMAN ! hurla la petite fille.
Les cris de l'enfant finirent par attirer l'attention de la brute.

Enfin sa vengeance serait accomplie, il allait maintenant tuer ce fruit d'adultère, l'enfant de ceux qui étaient passé en moins d'une minute du statut de proches à celui d'ennemis mortels. Terrifiée à la vue du meurtre de sa mère sous ses yeux, la petite fille regarda fixement l'auteur de cette agression.

-Papa ? balbutia-t-elle, en regardant le cadavre avec insistance.

Le regard de celui-ci se tourna vers les yeux pleins de larme de l'enfant. Il prit alors conscience de son innocence. Bien sûr, elle n'y était pour rien et n'avait pas choisit ses parents.
-Odile...
Ce simple mot brisa le sortilège, il était de nouveau libre de ses pensées, la petite fille avait brûlé le contact entre Raoul et la sorcière d'un simple regard.

Raoul se tourna vers le cadavre de Jeanne.
-Mon dieu, qu'ai-je fais.
Il prit Odile dans ses bras et essaya de la rassurer.
-Je te demande pardon ma Didile. Viens, partons, partons loin. Tu es l'héritière de tes parents. Nous vivrons cachés jusqu'à ta majorité, je prendrais soin de toi jusqu'à ce que tu sois assez grande pour aller vivre ta vie.
Il ne pu retenir une larme.
*** Et une fois que tu seras sûre de vivre à l'aise, je n'aurais plus qu'à en finir avec ma demi-vie. ***, pensa-t-il.

La prochaine fois que vous croiserez un mendiant ou une vieille dame dans la rue qui vous demande l'aumône donnez-lui une pièce sans discuter, car si vous faites comme Raoul Demanche ou le jeune livreur de journaux vous pourriez le regretter...
FIN
ézoah
ven 21 nov 2008 21:49