-Raoul, ton projet est en retard. Tu vas rester ici ce soir deux heures de plus pour le finir, et n'oublie pas de vérouiller la porte en partant.
-Oui, Max.

-Grr, heureusement que je n'en ai que pour une demi-heure avec ce fichu dossier.

-Max ne m'en voudra sûrement pas si je pars avec une heure et demi d'avance au lieu de finir mes heures supplémentaires vu que j'ai rattrappé mon retard.

-Odile, c'est moi ! Où est maman ?
-Elle est fatiguée alors elle fait dodo avec mon autre papa.

-Quoi !

En poussant la porte de la chambre, Raoul eut un choc:
-JEANNE ! MAX ?!?!
-Raoul ?
-Raoul, il faut que je t'avoue quelque chose. Odile n'est pas ta fille, mais celle de Max.
-Quoi ?!?!
Max Deflouze afficha un sourire sournois:
-Tu ne pensais tout de même pas que quelqu'un d'aussi laid pouvait donner la vie à une enfant aussi belle ?

-Au fait, tu es renvoyé mon cher ami.
-Ordure !

Jeanne dit en giflant son mari:
-Et ce n'est même pas la peine d'essayer de me voler la garde d'Odile, puisque cette enfant ne t'appartient pas.

-Pourquoi as-tu fais ça ?
-Je t'ai épousé uniquement parce que tu avais les meilleurs résultats de la fac et que tu semblais promis à une carrière prestigieuse. Je ne t'ai jamais aimé Raoul, ton visage est hideux. Heureusement qu'en Max j'ai trouvé mieux financièrement et physiquement. Maintenant sors d'ici !

-Maintenant file ! Je demande le divorce !

Sur le pas de la porte, Raoul fondit en larme. Rêvait-il ? Son histoire était techniquement impossible, comment sa femme aurait-elle pu le tromper pendant plus de ces 7 années où Odile les avait rejoind ? Comment Max qui croyait être son ami avait-il pu lui faire ça ?

-Jeanne, maintenant que nous sommes débarassés de ce fardeau veux-tu m'épouser ?

-Oh oui, marions-nous le mois prochain juste après que la procèdure de divorce soit règlée !

Un mois plus tard, Raoul était divorcé, sans argent, sans emploi et sans domicile.
-J'ai faim, j'ai froid, donnez-moi l'aumône s'il-vous-plaît.

-Pas un centime, que vais-je faire ?

-Par pitié, aidez-moi !
-Désolé monsieur mais j'ai du travail je n'ai pas le temps d'écouter vos gérémiades.

-En plus j'ai des puces.

-Monsieur, aidez-moi par pitié.
-Ouf ! Vous puez !
-Je suis SDF, chômeur et on m'a volé ma femme.
-Allez vous laver, cherchez un autre emploi, relogez-vous à la fin du mois et vous aurez une chance de retrouver une autre femme moins bête.

-C'est vrai qu'avoir une odeur pareille il n'a aucune chance de plaire aux femmes.

-Bon, j'ai pitié de vous.
-Moi aussi, prenez ce billet de 5 $ mon brave, faites-en bon usage.
-Merci messieurs, je vous suis très reconnaissant.

Une semaine plus tard, Raoul eut toujours du mal à trouver de la nourriture:

Il commençait à se laisser mourrir d'épuisement et de faim:

Des hallucinations le guettaient.

Une fois, Jeanne passa par hasard devant lui:
-Raoul ? C'est un clochard ? Bah, tant mieux, qu'il reste dans sa situation c'est bien fait ! Après toutes les années où j'ai dûe faire sembler d'aimer ce poux pour m'approprier ses biens et son argent !

Le soir même, ce qui devait arriver arriva, il perdit connaissance.

Une passante, qui le vit étendu là appela les secours, mais il était trop tard, le mendiant était en train de mourrir.

La mort lui apparut et lui murmura:
-Misérable mortel, sache qu'il faut toujours aider les nécéssiteux, ce que tu n'as pas fait de ton vivant. Te souviens-tu de cette vieille femme ? Il s'agissait d'une magicienne puissante, en lui refusant ton aide elle a refusé de t'aider dans ta vie.

-Ironie du sort non, en sachant que tu es devenu nécéssiteux à ton tour. Adieu.

Raoul Demanche mourrut à 35 ans.
